En 2009, au Québec, 5 293 infractions sexuelles ont été enregistrées par les corps policiers. Ces infractions regroupent plusieurs délits du Code criminel canadien, notamment les agressions sexuelles, les contacts sexuels ou l’incitation à des contacts sexuels auprès d’un enfant de moins de 16 ans, l’exploitation sexuelle d’un adolescent de 16 à 18 ans et l’inceste. Depuis le 1er mars 2008, elles rassemblent aussi la corruption d’enfants, le leurre d’un enfant au moyen d’un ordinateur et le voyeurisme.
Les infractions sexuelles étaient principalement des agressions sexuelles; elles étaient au nombre de 4 212. Quant aux autres infractions d’ordre sexuel, on en dénombrait un total de 1 081.
33 % des infractions sexuelles enregistrées en 2009 ont été signalées à la police le jour même de leur perpétration, tandis que 22 % l'ont été plus d'un an après avoir été commises.
83 % des victimes étaient de sexe féminin
17 % étaient des victimes masculine
66 % des victimes avaient moins de 18 ans
Un peu plus des trois quarts (76 %) des infractions envers les jeunes victimes et 61 % de celles envers les victimes adultes ont été perpétrées dans une résidence privée.
La majorité des victimes connaissaient l'auteur présumé, soit 86 % des jeunes victimes et 71 % des victimes adultes.
Pour les victimes adultes :
Pour les jeunes victimes, il était principalement :
Les jeunes, comparés aux adultes, ont été plus souvent agressés par :
Un peu plus de trois victimes sur dix (31 %) ont été blessées physiquement lorsqu'elles ont agressées.
Les auteurs présumés d’infractions sexuelles étaient principalement de sexe masculin (97 %). Ils étaient majoritairement des adultes (79 %) :
Certaines études indiquent que le portrait serait plus sombre encore. Ainsi, elles soutiennent que les agressions sexuelles sont les infractions contre la personne les moins signalées aux autorités policières. Pourquoi? En raison de la honte ou de la peur ressentie par les victimes ainsi que des tabous, des mythes ou des préjugés à l'endroit de ces crimes, ce qui empêche la dénonciation.
1 Source : Statistiques 2009 sur les agressions sexuelles au Québec, ministère de la Sécurité publique, 2011.